Pages

mercredi 30 septembre 2015

Scolarisation des élèves en situation de handicap





A la rentrée 2015, une circulaire du 21 aout 2015 ( BO n 31 du 27 aout 2015) abroge et remplace la circulaire n° 2009-087 du 17 juillet 2009 relative à la scolarisation des élèves en situation de handicap à l'école primaire.

"À compter du 1er septembre 2015, qu'ils soient situés dans une école, un collège ou un lycée, les dispositifs de scolarisation des établissements scolaires destinés aux élèves en situation de handicap sont dénommés unités localisées pour l'inclusion scolaire (Ulis). L'appellation « classe pour l'inclusion scolaire » (Clis) est donc remplacée par « unité localisée pour l'inclusion scolaire - école » (Ulis école). "

Au collège, nous retrouverons, les Ulis collège et au lycée les Ulis lycée.

Il existait quatre types de Clis.  Elles disparaissent pour être homogénéiser avec les Ulis :

" L'organisation des Ulis correspond à une réponse cohérente aux besoins d'élèves en situation de handicap présentant des :

- TFC : troubles des fonctions cognitives ou mentales ;
- TSLA : troubles spécifiques du langage et des apprentissages ;
- TED : troubles envahissants du développement (dont l'autisme) ;
- TFM : troubles des fonctions motrices ;
- TFA : troubles de la fonction auditive ;
- TFV : troubles de la fonction visuelle ;
- TMA : troubles multiples associés (pluri-handicap ou maladie invalidante)."

Un point qui risque de faire débat :

"En conséquence, l'orientation en Ulis ne répond pas aux besoins des élèves qui nécessitent, sur tous les temps de scolarisation, y compris sur les temps de regroupement, l'accompagnement par une personne chargée d'une aide humaine individuelle ou mutualisée. Cette restriction ne s'applique pas lorsque cet accompagnement est induit par la nécessité de soins physiologiques permanents."


 Pour tout savoir, cliquez ici





samedi 15 août 2015

Apprendre et faire apprendre


Sous la direction d'Etienne Bourgeois (professeur en formation pour adultes à la Faculté de psychologie et des sciences de l'éducation de l'Université de Genève) et de Gaëtane Chapelle (professeur invitée de psychologie des apprentissages à l'Université catholique de Louvain), Apprendre et faire apprendre (éd PUF, 304 pages) nous proposent d'apporter des pistes de réflexions sur "l'apprendre" et quelques conditions nécessaires à destination des enseignants, formateurs pour le "faire apprendre". 

Après un rappel historique des théories de l'apprentissage (Dewey...), l'ouvrage est constitué, en s'appuyant sur différents courants de psychologies,  de trois parties :

- les mécanismes cognitifs pour apprendre, 

- le contexte social pour apprendre, 

- motiver et se motiver à apprendre.

Des chapitres, écrit sous forme d’articles et indépendants les uns des autres, les définissent. 
Retrouvez ici la table des matières.

Quelques passages du livre, ici et pour l'acheter cliquez sur l'image :



Couverture de l'epub

Bonne lecture !

dimanche 3 mai 2015

Psychanalyse et pédagogie, une tension fructueuse

Après un bref historique de l'histoire de la pédagogie ( "accompagner l'enfant vers les savoirs et vers la cité") et son lien avec le soin, Tristan Garcia-Fons (2008) propose une définition de  la psychopédagogie : "Dans cette perspective, la pédagogie devrait prendre en compte l'enfant dans sa globalité : c'est précisément l'objet de ce qui est s'est développé sous le terme de psychopédagogie qui recouvre un vaste domaine de pratiques et de recherches".

En s'appuyant sur la pensée Freudienne et de son évolution, il développe son propos pour nous aider à comprendre les inhibitions intellectuelles de certains enfants.

Au départ pour Freud,"l'éducation a pour but la transformation de la sexualité infantile : soumettre la pulsion sexuelle à des fins socialement conformes...C'est ici que Freud indique les trois voies possibles offertes à la pulsion de savoir : inhibition de la pensée, érotisation et sublimation".

Après 1910, changement de cap, l'éducation doit faire place au principe de réalité afin "que l'enfant supporte une certaine dose de déplaisir - le renoncement aux satisfactions pulsionnelles immédiates - en vue d'un autre plaisir..."

L'essentiel du principe éducatif échapperait aux éducateurs, les parents en seraient les principaux acteurs. L'apport de la psychanalyse permettrait aux éducateurs "de comprendre et excuser les réactions qu'ils rencontrent".

Freud distingue deux types d'inhibition :

- une inhibition pure : une inhibition de défense ou d'évitement,
- une inhibition symptomatique : de l'angoisse au symptôme.

La première permet d'éviter l'angoisse et permet de vivre dans la réalité socialement acceptable. Ce qui est inhibé n'est pas supprimé mais détourné ("bon nombre d'enfants dits "déficients" admis en établissements spécialisés relève très fréquemment de cette inhibition..."). Ce qui relève du symptôme (obsessionnel, hystérique ou phobique) disparait quand le symptôme est levé.

Pour Tristan Fons, les enfants reçus en CMPP présentent majoritairement une entrave à l'accès aux savoirs en lien avec leur "problématique œdipienne". Lorsque l'enfant entre dans la phase de latence, le désir d'apprendre est étroitement corrélé avec la curiosité sexuelle ("qui sert de stimulant», «motif essentiel de l'éveil de l'intelligence»), trois voies sont évoquées (à lire également dans cette thématique, l'enfant à l'intelligence troublée de Bernard Gibello, Dunod, 2009) :

- l'inhibition intellectuelle partage le sort de la sexualité refoulée,
- "le refoulé fait retour sous forme de pensée obsédante et d'érotisation de la pensée" (hips !),
- "la curiosité sexuelle se soustrait au refoulement et à l'inhibition par sublimation" (rehips !),

Il conclut par évoquer la situation de certains enfants qui bloquent dans les apprentissages et qui sont aux prises avec l'inhibition psychique :

- les performances scolaires satisferaient trop le parent ("enjeu de séduction incestueuse"),
- le fils par exemple, dépasserait le père  ("tuer symboliquement le père"),
- se contenter de peu, une réussite scolaire serait assimilée à un désaveu de la culture d'origine.

Enfin, il présente le cas des enfants qui "semblent avoir dépassé leur problématique œdipienne et dont le désir d'apprendre apparait intact, échouent de façon inquiétante comme si l'accès à la connaissance les menaçait réellement." L'interdit de savoir et les non-dits en seraient les principaux responsables. ( à lire également de Serge Boimare, l'enfant et la peur d'apprendre, Dunod, 2008).

Retrouvez l'ensemble de cet article :
Garcia-Fons Tristan, "Psychanalyse et pédagogie, une tension fructueuse" Exemple de l'apport de la psychanalyse à la compréhension de l'inhibition intellectuelle,
La lettre de l'enfance et de l'adolescence, 2008/2 n°72, p.19-24. DOI : 10.3917/lett.072.0019


En cliquant sur l'image :


La lettre de l'enfance et de l'adolescence 2008/2






mardi 14 avril 2015

L'entretien d'explicitation

L'entretien d'explicitation (EDE) est une technique d'entretien qui vise trois objectifs (p27) :

- aider l'intervieweur à s'informer,
- aider l'élève à s'auto-informer,
- Lui apprendre à s'auto-informer

Cette technique a été formalisée par Pierre Vermersch. L'EDE permet, entre autre, à la personne questionnée de procéder à un retour réflexif. Ce retour pourra amener l’interviewé à prendre conscience de la manière dont elle procède.

"Elle s'intéresse à l'expérience du sujet telle qu'elle est dans sa réalité et permet un questionnement précis pour aider la verbalisation... Il s'agit d'aider la personne à décrire précisément et concrètement son activité intellectuelle" (Higelé et al., ARL, Editions Qui plus est, 2013).

Pour cela, à partir des " points de repères" de l'EDE (P. Vermersch, page 124 à 133), nous pouvons définir une formulation de question du type : "...je vous propose si cela vous convient de prendre le temps ...."
Ce type de question permet de revenir sur une action passée et cette technique permet de prendre conscience de ce qui implicite, de ce qui n'est pas conscient.

Vous trouverez toutes les informations nécessaires sur le site www.grex2.com pour être formées par des personnes habilitées.

Une fiche de lecture glanée sur internet, ici.

Pour acheter le livre, cliquez sur l'image


http://www.esf-editeur.fr/detail/397/entretien-d-explicitation--l--.html
Bonne lecture !

mardi 17 février 2015

Les styles d'apprentissage

Jean-Luc Bédard, Gilles Gagnon, Luc Lacroix et Fernand Pellerin ont développé un Modèle d'Apprentissage d'Intervention Psychopédagogique : le MAIP (Tome 1, Edition Psychocognition BGLP, 2002).

Ce modèle propose à partir de différentes théories cognitives 4 styles d'apprentissage. Ils ont associé deux systèmes de représentation liés aux hémisphères du cerveau ( Verbale et Non Verbale)  avec deux procédés de traitement (séquentiel et simultané).
Il en découle 4 styles apprentissages :

- le séquentiel verbal,
- le simultané verbal,
- le simultané non-verbal,
- le séquentiel non-verbal.

Dans leur ouvrage, vous trouverez des définitions détaillées concernant chacun de ces styles : sur le plan cognitif, social, affectif, en situation d'apprentissage.


Pour les auteurs, les styles d'apprentissage : " C'est l'ensemble de comportements innés et appris englobant les fonctions cognitives (stratégies), affectives (émotions), sociologiques (comportements) et psychologiques (états), caractérisant l'ensemble des personnes et servant d'indicateurs sur le comment elles  opèrent dans leur tête, sur le comment elles apprennent et sur le comment elles s'adaptent à leur environnement."
 
 En lien avec leurs recherches, ils ont écrit 2 autres tomes ( tome 2 : le projet et les opérations mentales, tome 3 : la gestion de l'information à l'aide des styles d'apprentissage).

Cliquez sur l'image du Tome 1 et vous trouverez un document glané sur internet à propos de cette théorie : 

MAIP: Tome 1- Les styles d'apprentissage

Pour acheter, le livre, direction le Canada

Bonne lecture.