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jeudi 1 octobre 2015

Journée des DYS dans la Nièvre

Journées des DYS en Bourgogne – 2015Le samedi 10 octobre de 14h à 18h, au collège des Loges à Nevers, Pluradys organise la troisième journée des DYS dans la Nièvre. Au programme, le jeu dans l'apprendre, cartes mentales ...( détails du programme). Parents, professionnels, n'hésitez pas à vous y rendre, l'entrée est libre.

"PLURADYS est un réseau de santé destiné aux enfants de Bourgogne, de 0 à 18 ans, présentant une association de plusieurs symptômes ou dysfonctions relatives aux pathologies du développement et/ou des troubles des apprentissages.
Ce réseau s’appuie exclusivement sur les compétences et le travail des professionnels exerçant en Bourgogne, quel que soit leur mode d’exercice (libéral, institutionnel ou hospitalier). Son but est de réunir et de coordonner, autour de l’enfant et de sa famille, l’ensemble des professionnels (secteurs médical, social et éducatif), dont l’enfant a besoin pour que soit établi un diagnostic, une évaluation des besoins ou la coordination du projet thérapeutique". Pour la présentation du réseau, c'est ici.

mercredi 30 septembre 2015

Journée de formation aux Ateliers de Raisonnement Logique


 

Une journée de formation est organisée par le Collectif des ARL® à Dijon, le samedi 7 novembre à Dijon. Deux auteurs des ARL seront présents : Elisabeth Perry et Gérard Hommage. La formation sera axée sur le temps 4 du rituel « généralisation et transfert »

Les ARL s'inscrivent dans le champ de l'éducabilité cognitive. Cet outil vise le développement de l'efficience intellectuelle chez les personnes accompagnées par une prise en compte globale des facteurs cognitifs et socio-affectifs qui la conditionnent..."(Higelé et al, 2013). 

Un détour par ici pour avoir quelques infos sur les ARL®. C'est un outil intéressant dans le cadre d 'une remédiation avec des publics en difficultés scolaires.

Réservation et infos sur le site du collectif.

Une nouvelle édition  des ARL® est disponible aux éditions Qui plus est

Scolarisation des élèves en situation de handicap





A la rentrée 2015, une circulaire du 21 aout 2015 ( BO n 31 du 27 aout 2015) abroge et remplace la circulaire n° 2009-087 du 17 juillet 2009 relative à la scolarisation des élèves en situation de handicap à l'école primaire.

"À compter du 1er septembre 2015, qu'ils soient situés dans une école, un collège ou un lycée, les dispositifs de scolarisation des établissements scolaires destinés aux élèves en situation de handicap sont dénommés unités localisées pour l'inclusion scolaire (Ulis). L'appellation « classe pour l'inclusion scolaire » (Clis) est donc remplacée par « unité localisée pour l'inclusion scolaire - école » (Ulis école). "

Au collège, nous retrouverons, les Ulis collège et au lycée les Ulis lycée.

Il existait quatre types de Clis.  Elles disparaissent pour être homogénéiser avec les Ulis :

" L'organisation des Ulis correspond à une réponse cohérente aux besoins d'élèves en situation de handicap présentant des :

- TFC : troubles des fonctions cognitives ou mentales ;
- TSLA : troubles spécifiques du langage et des apprentissages ;
- TED : troubles envahissants du développement (dont l'autisme) ;
- TFM : troubles des fonctions motrices ;
- TFA : troubles de la fonction auditive ;
- TFV : troubles de la fonction visuelle ;
- TMA : troubles multiples associés (pluri-handicap ou maladie invalidante)."

Un point qui risque de faire débat :

"En conséquence, l'orientation en Ulis ne répond pas aux besoins des élèves qui nécessitent, sur tous les temps de scolarisation, y compris sur les temps de regroupement, l'accompagnement par une personne chargée d'une aide humaine individuelle ou mutualisée. Cette restriction ne s'applique pas lorsque cet accompagnement est induit par la nécessité de soins physiologiques permanents."


 Pour tout savoir, cliquez ici





samedi 15 août 2015

Apprendre et faire apprendre


Sous la direction d'Etienne Bourgeois (professeur en formation pour adultes à la Faculté de psychologie et des sciences de l'éducation de l'Université de Genève) et de Gaëtane Chapelle (professeur invitée de psychologie des apprentissages à l'Université catholique de Louvain), Apprendre et faire apprendre (éd PUF, 304 pages) nous proposent d'apporter des pistes de réflexions sur "l'apprendre" et quelques conditions nécessaires à destination des enseignants, formateurs pour le "faire apprendre". 

Après un rappel historique des théories de l'apprentissage (Dewey...), l'ouvrage est constitué, en s'appuyant sur différents courants de psychologies,  de trois parties :

- les mécanismes cognitifs pour apprendre, 

- le contexte social pour apprendre, 

- motiver et se motiver à apprendre.

Des chapitres, écrit sous forme d’articles et indépendants les uns des autres, les définissent. 
Retrouvez ici la table des matières.

Quelques passages du livre, ici et pour l'acheter cliquez sur l'image :



Couverture de l'epub

Bonne lecture !

dimanche 3 mai 2015

Psychanalyse et pédagogie, une tension fructueuse

Après un bref historique de l'histoire de la pédagogie ( "accompagner l'enfant vers les savoirs et vers la cité") et son lien avec le soin, Tristan Garcia-Fons (2008) propose une définition de  la psychopédagogie : "Dans cette perspective, la pédagogie devrait prendre en compte l'enfant dans sa globalité : c'est précisément l'objet de ce qui est s'est développé sous le terme de psychopédagogie qui recouvre un vaste domaine de pratiques et de recherches".

En s'appuyant sur la pensée Freudienne et de son évolution, il développe son propos pour nous aider à comprendre les inhibitions intellectuelles de certains enfants.

Au départ pour Freud,"l'éducation a pour but la transformation de la sexualité infantile : soumettre la pulsion sexuelle à des fins socialement conformes...C'est ici que Freud indique les trois voies possibles offertes à la pulsion de savoir : inhibition de la pensée, érotisation et sublimation".

Après 1910, changement de cap, l'éducation doit faire place au principe de réalité afin "que l'enfant supporte une certaine dose de déplaisir - le renoncement aux satisfactions pulsionnelles immédiates - en vue d'un autre plaisir..."

L'essentiel du principe éducatif échapperait aux éducateurs, les parents en seraient les principaux acteurs. L'apport de la psychanalyse permettrait aux éducateurs "de comprendre et excuser les réactions qu'ils rencontrent".

Freud distingue deux types d'inhibition :

- une inhibition pure : une inhibition de défense ou d'évitement,
- une inhibition symptomatique : de l'angoisse au symptôme.

La première permet d'éviter l'angoisse et permet de vivre dans la réalité socialement acceptable. Ce qui est inhibé n'est pas supprimé mais détourné ("bon nombre d'enfants dits "déficients" admis en établissements spécialisés relève très fréquemment de cette inhibition..."). Ce qui relève du symptôme (obsessionnel, hystérique ou phobique) disparait quand le symptôme est levé.

Pour Tristan Fons, les enfants reçus en CMPP présentent majoritairement une entrave à l'accès aux savoirs en lien avec leur "problématique œdipienne". Lorsque l'enfant entre dans la phase de latence, le désir d'apprendre est étroitement corrélé avec la curiosité sexuelle ("qui sert de stimulant», «motif essentiel de l'éveil de l'intelligence»), trois voies sont évoquées (à lire également dans cette thématique, l'enfant à l'intelligence troublée de Bernard Gibello, Dunod, 2009) :

- l'inhibition intellectuelle partage le sort de la sexualité refoulée,
- "le refoulé fait retour sous forme de pensée obsédante et d'érotisation de la pensée" (hips !),
- "la curiosité sexuelle se soustrait au refoulement et à l'inhibition par sublimation" (rehips !),

Il conclut par évoquer la situation de certains enfants qui bloquent dans les apprentissages et qui sont aux prises avec l'inhibition psychique :

- les performances scolaires satisferaient trop le parent ("enjeu de séduction incestueuse"),
- le fils par exemple, dépasserait le père  ("tuer symboliquement le père"),
- se contenter de peu, une réussite scolaire serait assimilée à un désaveu de la culture d'origine.

Enfin, il présente le cas des enfants qui "semblent avoir dépassé leur problématique œdipienne et dont le désir d'apprendre apparait intact, échouent de façon inquiétante comme si l'accès à la connaissance les menaçait réellement." L'interdit de savoir et les non-dits en seraient les principaux responsables. ( à lire également de Serge Boimare, l'enfant et la peur d'apprendre, Dunod, 2008).

Retrouvez l'ensemble de cet article :
Garcia-Fons Tristan, "Psychanalyse et pédagogie, une tension fructueuse" Exemple de l'apport de la psychanalyse à la compréhension de l'inhibition intellectuelle,
La lettre de l'enfance et de l'adolescence, 2008/2 n°72, p.19-24. DOI : 10.3917/lett.072.0019


En cliquant sur l'image :


La lettre de l'enfance et de l'adolescence 2008/2